ATP / Houston : présentation du tournoi et analyse du 1er tour

L'US Clay Court Championship est un rendez-vous incontournable du calendrier ATP depuis 1969. C'est le seul tournoi américain qui se dispute sur terre battue. Le River Oaks Country Club, dans un nouveau complexe achevé en mars 2009, fait la part belle aux Américains, pourtant peu adeptes de l'ocre. Mais le tournoi texan fait exception avec 10 titres remportés par un local sur les 20 dernières éditions et pas moins de 10 finalistes. On a donc 50% de présence américaine en finale du tournoi.

Alors pourquoi les Américains y brillent-t-ils ? Tout simplement parce que les conditions de jeu ont été faites pour eux. La surface de Houston est plutôt très rapide avec 78% de jeux de service remportés, soit un tout petit moins que Madrid et Gstaad (80%), les deux tournois sur terre les plus rapides de la saison. De plus, les balles Wilson accélèrent les échanges et le pourcentage de tie-breaks est également supérieur à la moyenne (40%).

Le palmarès du tournoi est un parfait mélange de serveur et de pur terrien : Johnson, Isner, Karlovic, Roddick d’un côté ; Granollers, Monaco, Verdasco, Garin de l’autre… Bref, difficile d'y voir clair. Au global, sur les 10 dernières éditions, la moyenne des outsiders est de 38% avec un pic à 42,5% sur les deux dernières éditions (2018 et 2019).

Les têtes de série ne sont pas à la fête avec seulement 58% de présence en quarts de finale et 14/20 en finale depuis 2010. Cela ouvre donc le champ des possibles pour les non têtes de série.

Concernant les qualifiés, 35% de victoires au premier tour avec notamment des beaux parcours pour Karlovic, Russell et Galan (demi-finale), Laaksonen et Ginepri (quart de finale).

Une première finale aux USA pour Paul ?

La nouvelle est tombée dans la nuit de dimanche à lundi. La tête de série N°1 du tournoi a disparu avant même le coup d’envoi de la compétition. Un forfait presque logique pour Casper Ruud, après un magnifique mais épuisant parcours à Miami, qui l’a vu perdre en finale et faire appel au kiné en fin de rencontre. Dommage pour Houston, qui doit se passer de son unique membre du TOP 10 et d’un ancien finaliste de l’épreuve (en 2019). Spécialiste de la surface ocre (7 titres), le Norvégien zappe donc l’étape texane pour filer directement sur la terre battue européenne. Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, un lucky loser va se retrouver directement en huitièmes de finale, sans même jouer le premier tour du tableau principal. 

Le retrait de Ruud pourrait également profiter à Nick Kyrgios. Invité par les organisateurs comme en 2018 où il avait perdu en quarts de finale contre Karlovic, l’Australien se voit offrir une chance de gratter son premier trophée sur un revêtement qu’il dit « détester ». En effet, celui qui vient de réintégrer le TOP 100 (N°94) compte 6 titres dans sa carrière, tous acquis sur dur. Il affiche également 3 finales perdues, dont une sur terre à Estoril. Comme la terre texane est plus rapide que celle de Monte-Carlo, Madrid, Rome ou Roland Garros, il devrait s’en dépatouiller avec davantage de brio. Et comme il est plutôt sur une bonne dynamique (quarts à Indian Wells, huitièmes de finale à Miami), il n’y a pas de raison, sauf pétage de plomb, qu’il ne parvienne pas à faire l’étalage de ses grandes qualités tennistiques. Il va devoir commencer par assumer son statut de favori face à Mackenzie McDonald. Pas insurmontable, d’autant que l’Américain n’est ni bon sur terre (36% de réussite), ni à Houston (2 défaites en autant de participations).

Ensuite, ce pourrait être plus compliqué. Un autre yankee, Tommy Paul, devrait se dresser sur sa route. Depuis l’automne 2021, le nouveau 34ème joueur mondial - meilleur classement en carrière - a franchi un palier important (titre à Stockholm, demie à Delray Beach, quarts à Adélaïde et Acapulco), faisant de lui un tennisman plus solide et constant. Et sur terre, il a déjà prouvé (demie à Parme l’année dernière). Au premier tour, Paul devra d’abord se débarrasser de Peter Gojowczyk. On attend une victoire de l’élève de Brad Stine, tant l’Allemand n’a rien montré en 2022, bien au contraire (un succès pour 6 défaites), et affiche un pauvre bilan sur l’ocre (31% de réussite). À moins que la surface texane ne lui offre quelques possibilités de prendre de vitesse son adversaire, grâce à ses frappes puissantes et à plat. L'Allemand n'a jamais joué à Houston au contraire de Paul, battu 2 fois (Laaksonen et Chung) en 3 matchs. Pas très rassurant mais il a pris une autre dimension qui pourrait lui permettre de faire mieux cette année. On sait aussi la motivation des Américains à briller sur leur terre et paradoxalement, Tommy Paul n'a pas encore disputé la moindre finale ATP aux Etats-Unis.

Tout en haut du tableau, le remplaçant de Casper Ruud attend le vainqueur de la rencontre qui va opposer Sam Querrey à Daniel Galan. Très proches au classement, les deux hommes présentent la particularité d’avoir été tous les deux éliminés en qualifications à Miami par le même homme, J. J. Wolf. Cela dit, le Colombien a davantage montré depuis le début de l’année, notamment sur terre, avec un titre en Challenger à Concepcion et un quart de finale à Cordoba (ATP 250). Il faut bien le dire, l’Américain ne fait plus rien depuis bien longtemps (seulement 10 victoires depuis début 2021 et un seul succès pour 5 revers cette saison). Cela dit, l’ancien 11ème joueur mondial retrouve des couleurs à chaque fois qu’il foule la terre battue texane, une brique pilée rapide et propice à son jeu. À son crédit, on dénombre deux finales (2010 et 2015) et deux demie (2014 et 2019) à Houston.

Brooksby en chef de file

Si la logique s’impose, cette partie du tableau devrait offrir aux spectateurs américains un duel entre Reilly Opelka et Jenson Brooksby en quart de finale. Tous les deux sont normalement au-dessus du lot et ont largement de quoi asseoir leur rang de favori. C’est encore plus le cas pour le géant américain qui, en tant que tête de série N°3, se trouve déjà en huitièmes de finale. Reste à savoir s’il sera remis de sa douleur à l’épaule droite, qui l’a contraint à se retirer en cours de match à Miami lors son entrée en lice contre Francisco Cerundolo. Cette blessure mis à part, le N°18 mondial réussit un solide joli début de saison (titre à Dallas, finale à Delray Beach, demie à Sydney, huitièmes de finale à Indian Wells), preuve d’un progrès sensible, celui de la régularité dans ses résultats. Opelka joue souvent bien à la maison, il suffit de regarder son palmarès (3 trophées, tous remportés aux États-Unis). Petit hic néanmoins, il n’a jamais gagné un match à Houston (3 défaites en autant de participations). Heureusement, son service surpuissant en première et son service kické en deuxième lui ont déjà permis de briller sur terre (demie au Masters 1000 de Rome en 2021), de quoi espérer le voir aller loin dans le tournoi. 

Lui aussi est en forme, après avoir contracté la Covid-19 et raté l’Open d’Australie au mois de janvier. Jenson Brooksby pointe cette semaine à son meilleur classement (N°36), après une finale à Dallas et deux huitièmes de finale à Indian Wells et Miami. Au passage, il a éliminé des joueurs mieux classés que lui (Stefanos Tsitsipas, Roberto Bautista Agut, Nikoloz Basilashvili et Karen Khachanov), nouvelle illustration de l’immense potentiel de ce jeune crack de 21 ans qui était encore 300ème mondial il y a 15 mois. Il subsiste néanmoins une inconnue : son potentiel sur terre. Il a certes remporté un Challenger sur l'ocre floridienne de Tallahassee et il est sorti des qualifications à Roland Garros mais c'est tout. Ce tournoi va donc nous permettre d'en savoir davantage sur ses capacités à maîtriser l'ocre et la glissade. On peut toutefois imaginer que malgré la quasi absence de lift dans son jeu, son sens tactique et sa qualité de déplacement devraient lui permettre de plutôt bien s’en sortir. À commencer par son premier tour face à son compatriote J.J. Wolf, lui aussi néophyte en matière de brique pilée, même si ce dernier est dans une bonne dynamique (12 succès lors de ses 16 derniers matchs, dont un contre Lorenzo Sonego, et deux défaites sur le fil face à Roberto Bautista Agut et Stefanos Tsitsipas). Brooksby part favori, mais attention à ne pas vivre une mise en route trop hésitante, car Wolf, puncheur sans peur et sans reproche, pourrait en profiter. 

Le reste de ce deuxième quart de tableau est bien plus faible. On y trouve deux qualifiés et quatre joueurs tous classés au-delà du TOP 100. Convaincant lors de ses deux rencontres préliminaires, contre Matthew Ebden et Michael Mmoh, Mitchell Krueger confirme sa bonne période (huitièmes de finale à Delray Beach et sorti des qualifications à Miami). Est-ce que cela suffira pour prendre le dessus sur Juan Pablo Varilla, alors que l’Américain n’a jamais joué un match sur terre sur le circuit principal ? Pas évident, d’autant que le Péruvien n’a jamais aussi bien joué qu’actuellement. En effet, le N°111 mondial - meilleur classement en carrière - vient d’enquiller une finale, deux demies et un quart en Challenger, évidemment uniquement des épreuves disputées sur la surface ocre. Autre qualifié, beaucoup plus surprenant, Gijs Brouwer, seulement 361ème à l’ATP. C’est bien simple, à 26 ans, le Néerlandais va disputer son tout premier tableau principal. Autant dire que l’expérimenté Feliciano Lopez (40 ans) va tenter d’en profiter. Même s’il n’a pas encore gagné un match cette année (5 défaites), son style offensif et son slice de revers sur cette terre battue rapide devrait lui permettre de débloquer son compteur. Pour rappel, l’Espagnol a glané un trophée sur ocre dans sa carrière, à Gstaad en 2016.  Et l'Espagnol est un habitué du tournoi puisque c'est sa 6ème participation avec un bilan flatteur de 8 victoires pour 5 défaites mais surtout deux demi-finales et trois quarts de finale.

                   

Viva America !

Il n'y aura pas de Clodettes pour venir les encourager mais il serait très surprenant de ne pas voir un Américain rallier le dernier carré dans ce quart de tableau. D’abord, on y trouve 5 yankees sur 7 joueurs au total. Ensuite, certains d’entre eux peuvent légitimement revendiquer aller très loin dans cette épreuve texane. À commencer par John Isner, pas le plus grand joueur de terre battue de l’Histoire, mais suffisamment performant (55% de victoires, 3 huitièmes de finale à Roland Garros, 3 quarts à Madrid et une demie à Rome) pour ne pas prendre le géant de Greensboro à la légère. Argument supplémentaire, son palmarès éloquent à Houston, avec un titre (2013) et une finale (2012). Mais depuis le mois d'octobre et la naissance de son troisième enfant, il est clairement dans la difficulté avec un bilan de 10 défaites en 16 matchs. S'il reste toujours performant sur son service, c'est en retour qu'il a vraiment faibli ces derniers mois avec seulement 7.9% de breaks contre 10.2% en carrière, ce qui fait de lui le pire retourneur du circuit très loin derrière Opelka, Lopez et Vesely (autour de 13%).

Déjà qualifié pour les huitièmes de finale en tant que tête de série N°4, Isner affrontera à coup sûr un compatriote lors de son entrée en lice. Soit Steve Johnson, soit Denis Kudla. A priori, c’est le premier qui devrait s’imposer. Plus vif, l’ancien 21ème joueur mondial glisse plutôt bien sur terre battue. À Houston, il est presque chez lui, avec deux trophées dans sa besace, en 2017 et 2018. Pas si étonnant quand on connaît la qualité de son revers slicé et le punch de son coup droit lifté, deux armes idéales sur la surface texane. Bien sûr, la partie n’est pas encore gagnée, car Kudla montre de belles choses depuis le début de l’année (titre à Phoenix en Challenger et troisième tour à Miami après s'être extirpé des qualifications, soit 9 succès lors de ses 10 derniers matchs). Mais comme le natif de Kiev est bien davantage un joueur de gazon et de dur (seulement 26% de réussite sur terre), on peut s’attendre à le voir souffrir dans ses déplacements face à Johnson. C'est la 8ème participation de Kudla au tournoi texan, il compte 2 victoires pour 4 défaites dans le tableau principal. Il a échoué en qualifications à trois reprises. Il a battu Opelka et Verdasco mais perdu contre Tomic, Karlovic, Isner et Steve Johnson (6-3, 7-6) en 2014. Ce duel est d'ailleurs un petit classique puisqu'ils s'affrontent pour la 8ème fois et Johnson mène pour le moment 5 victoires à 2 mais Kudla a remporté les deux derniers duels à Melbourne et Newport.

Autre duel 100% américain, celui qui va opposer Frances Tiafoe à Marcos Giron. Le premier cité est favori, mais il devra largement se méfier de son adversaire. En effet, le joueur d’origine sierra-léonaise connaît quelques problèmes physiques depuis le début de l’année. Une blessure au coude, qui l’a éloigné des courts durant un gros mois, puis une douleur au dos à la fin de son match contre Francisco Cerundolo à Miami. Du coup, il n’a gagné que 4 rencontres en 2022, pas de quoi acquérir une grande confiance, d’autant qu’il n’a jamais performé sur terre (35% de victoires) ni à Houston (un seul succès en 3 participations). En face, Giron dispose d’un solide fond de jeu et d’un puissant coup droit qui se marient bien à la terre battue. Il n’a joué que 9 matchs sur la surface ocre dans sa carrière, mais a déjà prouvé ses aptitudes (en 2021, des victoires sur Pablo Andujar à Madrid, et sur Grigor Dimitrov et Guido Pella à Roland Garros). En outre, il a réalisé quelques belles performances cette saison (demie à Dallas et quarts à Acapulco, après avoir battu Taylor Fritz et Pablo Carreno Busta). Enfin, si Tiafoe est plus talentueux, Giron peut s’appuyer sur leur première confrontation qu’il avait remportée il n’y a pas si longtemps, au Masters 1000 de Paris-Bercy. 

Le vainqueur de ce duel jouera au deuxième tour soit Pablo Cuevas, soit Max Purcell, qui est issu des qualifications. Historiquement, l’expérimenté uruguayen (36 ans) part avec un avantage certain. Pour rappel, il a glané 6 trophées dans sa carrière, tous sur terre. Le problème, c’est qu’il n’a pas gagné un match sur le circuit principal depuis… presque un an (Roland Garros 2021). Heureusement pour lui, il vient de se rassurer un tant soit peu en se hissant en demie du Challenger de Santa Cruz. En tout cas, l’Australien, N°164 à l’ATP, voit ici une chance de remporter son premier match sur la surface ocre, qu’il découvre à l’occasion du tournoi texan. Mais peut-être que les qualités et les connaissances de terrien de l’Uruguayen feront la différence.    

         

Fritz dans la continuité ?

C’est le nouveau numéro un américain. Après son sacre à Indian Wells, Taylor Fritz a d’abord enchaîné en remportant deux matchs à Miami, avant de céder en huitièmes de finale contre un excellent Miomir Kecmanovic. Peut-être un mal pour un bien, histoire de se reposer un peu, surtout après avoir connu une grosse frayeur à la cheville avant de disputer sa finale en Californie face à Rafael Nadal. Aujourd’hui 13ème à l’ATP, le joueur originaire de San Diego s’avance en favori d’un tournoi dont il est tête de série N°2, d’autant plus depuis le forfait de Casper Ruud. À Houston, il a déjà atteint le dernier carré, en 2018. Sur terre, il a appris à glisser ces trois dernières saisons, s’offrant deux demies à Lyon (2019) et Cagliari (2021). Et dans le jeu, son service, son coup droit et son revers, tous surpuissants, ont de quoi faire des dégâts sur le revêtement rapide de l’US Clay Court Championship. Mais attention à cette cheville qui devra être totalement opérationnelle pour supporter les glissades...

Les candidats sont nombreux pour empêcher Fritz de rallier le dernier carré. Le premier se trouve à l’autre bout de ce quart de tableau et n’est pourtant pas tête de série. Il s’agit de Jack Sock. En effet, l'Américain, bien que 138ème mondial, possède le profil type du poil à gratter, et ce d’autant plus dans cette épreuve texane. D’abord, rappelons qu’il s’est imposé en 2015 à Houston et qu’il a atteint une autre finale en 2016. Ensuite, la lourdeur et la rotation de sa balle en coup droit ont souvent posé de gros problèmes à ses adversaires sur terre battue, une surface sur laquelle il présente un bilan de 57% de victoires et où il s’est hissé en huitièmes de finale à Roland Garros (2015). Évidemment, le joueur du Nebraska n’est plus au même niveau qu’en 2017, année au cours de laquelle il avait remporté le Rolex Paris Masters, mais ses récentes prestations (victoires sur Steve Johnson et Juan Manuel Cerundolo, défaites accrochées contre Stefanos Tsitsipas et Miomir Kecmanovic) ont prouvé qu’il fallait ponctuellement compter sur lui. De sorte que Sock pourrait bien créer la surprise dans ce tournoi, et ce dès le premier tour en prenant le dessus sur Cristian Garin, en panne de résultats (5 revers consécutifs), notamment à cause d’une douleur persistante à l’épaule. Évidemment, le Chilien reste le tenant du titre à Houston et il a remporté tous ses trophées (5) sur terre. Mais c’est justement en début de tournoi qu’il est sans doute le plus prenable même il s'est affiché optimiste au micro d'ESPN cette semaine : « J'ai traversé des mois très difficiles à tous points de vue, et maintenant j'ai pu former un staff plus stable autour de moi. Le soutien psychologique est très important. Je pense que c'est la première fois de ma vie que je suis bien organisé, que je travaille bien et que les choses sont claires. Le plus important est la santé physique et mentale et je pense que je suis sur la bonne voie. La tournée européenne sur terre arrive et c'est 'un des moments les plus importants de la saison pour moi donc j'espère continuer à travailler de la même manière. C'est la seule façon d'obtenir des résultats et je sens que je vais les obtenir. »

Dans cette zone du tableau, on trouve aussi un autre Chilien, Alejandro Tabilo. Un joueur à ne surtout pas négliger sur terre battue, surtout à la vue de ses excellents résultats en 2022. Dans son escarcelle, et dans l’ordre chronologique, une finale à Cordoba (ATP 250), une demie à Santiago (ATP 250) et une autre finale à Santiago (Challenger). Avec au passage des victoires de poids, contre Diego Schwartzman, Miomir Kecmanovic, Francisco Cerundolo, Sebastian Baez et Cristian Garin. Clairement, avec son gros service et sa patte gauche, il part en position de favori au premier tour contre le qualifié américain Christian Harrison, qui n’a pas gagné un match sur le circuit principal depuis le mois de janvier 2021 et qui n’a jamais joué sur terre dans l’élite. Enfin, la dernière rencontre dans ce quart de tableau oppose Jordan Thompson à Steven Diez. Seulement N°292 à l’ATP, le Canadien a perdu au deuxième tour des qualifications, mais profite du forfait de Jaume Munar. Même si l’Australien est un joueur de gazon et de dur (seulement 36% de réussite sur terre), la surface de Houston devrait lui permettre d’accélérer le jeu et de jouer à hauteur de hanches. Thompson demeure donc favori de ce duel, d’autant que Diez n’a gagné qu’un match en 9 occasions sur terre dans sa carrière.

Nos prédictions pour les quarts de finale

Q1 : Galan (ou lucky loser) vs Paul

Q2 : Brooksby vs Opelka

Q3 : Johnson vs Giron

Q4 : Sock vs Tabilo