ATP / Madrid : présentation et statistiques du tournoi

Vive les magiciens de la petite balle jaune ! Après Monte-Carlo, Madrid accueille le deuxième Masters 1000 de la saison sur terre. La « Caja Magica », centre olympique de tennis conçu par l’architecte français Dominique Perrault, ne comptera que deux absences de marque cette semaine : Medvedev et Berrettini. Pour la première fois depuis presque un an (Roland Garros), Rafael Nadal et Novak Djokovic vont disputer le même tournoi.

L'Espagnol fait son retour après sa blessure aux cotes. Il a remporté le tournoi à cinq reprises dont 4 fois sur terre, l’épreuve se disputant sur dur de 2002 à 2008. Tous les observateurs attendent avec impatience un éventuel nouveau duel de feu face à Carlos Alcaraz en quart de finale, un an après leur duel ici-même qui avait tourné largement en faveur de Rafa. Les deux ibères ont eu l'occasion de se retrouver à Indian Wells en mars mais cette affrontement aurait une tout autre saveur dans la capitale espagnole à trois semaines du début de la quinzaine parisienne.

Présents également du tenant du titre Alex Zverev, bien loin de son meilleur niveau cette saison et de Stefanos Tsitsipas, finaliste en 2019 face à Djokovic. Le tournoi est aussi l’occasion de s’enquérir de l’état de forme de Dominic Thiem.

Un rappel : Madrid se situe à plus de 650 mètres d’altitude. Un cadre qui favorise donc les joueurs dont la balle gicle, au service ou dans l’échange, surtout s’il fait sec. Sauf que la pluie est attendue jusqu'à mercredi. Seuls les matchs des trois courts principaux pourront se jouer sous le toit. A partir de jeudi, a priori, la météo sera chaude et clémente pour finir le tournoi.

Pour terminer cette mise en bouche, quelques petits bonbons, qui ne manquent pas dans l’histoire du tournoi.

  • En 2009, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont joué le plus long match en 2 sets gagnants ici à Madrid. Pas seulement de l’histoire du tournoi, mais aussi de l’histoire du tennis. Une rencontre marathon remportée par l’Espagnol (3-6, 7-6, 7-6) en 4h03 de jeu. Une demi-finale fatale au Majorquin, dominé ensuite en finale par Roger Federer. 

  • En 2012, l’épreuve se joue sur une terre battue… bleue (et glissante). Expérience ratée et sans lendemain mais c’est Roger Federer qui s’en sortira le mieux en s’imposant en finale face à Tomas Berdych.

  • En 2015, Andy Murray a empoché à Madrid son premier Masters 1000 sur terre battue. Le Britannique venait tout juste de remporter son premier trophée sur ocre la semaine précédente à Munich.

  • En 2019, David Ferrer a joué son dernier match en carrière à Madrid, après 19 ans de professionnalisme et 27 trophées. Il quitte le circuit sur une défaite contre Alexander Zverev, qu’il a ensuite coaché.

Quelques statistiques à retenir

Sur les 10 dernières éditions, il y a eu 31% d'outsiders à Madrid mais un pic a été atteint l'an dernier (40%) ainsi qu'en 2018 (38%) et 2011 (36%). Toutefois, il est à noter qu'au premier tour, il y a eu 44,5% d'outsiders sur les trois dernières éditions. C'est l'un des tournois sur terre où il est le plus facile de tenir ses mises en jeu (en moyenne 82% depuis 10 ans).

Rares sont les qualifiés à parvenir en quarts de finale : Lajovic en 2018, Coric lucky loser en 2017 et Giraldo en 2014. Le taux de victoire des qualifiés au premier tour est de pile 50% sur les 10 dernières saisons.

Quant aux têtes de série, ils ont un taux de présence en quarts de finale de 76%. Les têtes de série 9 à 16 font leur entrée en lice dès le premier tour avec 55% de victoires et 35% parviennent au 3ème tour. Les têtes de série 1 à 8 font leur entrée au 2ème tour avec 85% de victoires.