ATP / Metz : présentation et statistiques du tournoi

Absent du calendrier en 2020 en raison de la pandémie, le Moselle Open a pu maintenir sa place dans le calendrier comme l'an dernier mais une nouvelle fois pendant la Laver Cup, ce qui va forcément représenter un déficit d'image et de médiatisation pour le tournoi mosellan.

C'est le premier rendez-vous indoor de cette fin de saison post-US Open. Présent au calendrier depuis 2003, il a pris la succession du tournoi de Toulouse qui avait pris fin après la catastrophe AZF en 2001. Il est dirigé par Julien Boutter. En proie à des difficultés financières, le tournoi a failli être racheté fin 2016 par l'homme d'affaires Robert Han puis être délocalisé à Taïwan. Mais après le refus de l'ATP, le tournoi est finalement resté en Moselle grâce à Stéphane Bailly, un chef d'entreprise local qui a fait fortune dans l'automobile.

Le Moselle Open, comme tous les tournois qui ont lieu en France, fait la part belle aux Bleus qui ont remporté 11 des 18 premières éditions (4 titres pour Tsonga) avec en bonus 6 finalistes, soit presque 50% de probabilité de retrouver un Français en finale. Gaël Monfils avait été battu en demi-finale l'an dernier. En double, 9 paires françaises ont soulevé le trophée et 5 ont perdu en finale.

La surface du tournoi (Gerflor) est la même que celle de Marseille. C'est l'une des surfaces les plus rapides du calendrier ATP depuis 2017, ce qui a pour conséquence un nombre très élevé de tie-breaks durant la semaine avec en moyenne presque 50% des matches avec au moins un tie-break. Contrairement à 2019 et 2021, il pourrait y avoir un "effet Coupe Davis" qui s'est déroulé toute cette semaine. Mais désormais, les matchs ne se déroulent plus en 5 sets, ce qui limite grandement le critère physique.

Sur les 10 dernières éditions, le nombre d'outsiders atteint 33%, une moyenne assez standard pour un tournoi ATP 250 même si un pic avait été atteint en 2017 et 2018 (44,5%) !

Entre 2003 et 2008, les 8 têtes de série faisaient leur entrée en lice dès le premier tour. Depuis 2009, les 4 meilleures têtes de série sont exemptées de premier tour et entrent dans le tableau en 8èmes de finale.

Sur les 18 éditions du tournoi, la tête de série numéro une du tournoi a réussi à s'imposer seulement à 5 reprises : Robredo en 2007, Monfils en 2009, Tsonga en 2011 et 2012 et Hurkacz l'an passé. Il n'y a eu que trois vainqueurs non-tête de série en 18 éditions : Jo Tsonga en 2019, Gilles Simon en 2018 et Jérôme Haehnel en 2004 qui était issu des qualifications.

Parmi les qualifiés, on peut noter aussi la belle performance de Mischa Zverev qui échoua en finale en 2010 face à Gilles Simon. Plus récemment, Peter Gojowczyk a soulevé le trophée en 2017 en battant Benoît Paire en finale. L'Allemand a de nouveau atteint le dernier carré en 2021. Dans l'histoire du tournoi, 45% des qualifiés ou lucky loser se sont imposés au 1er tour.

Sur les 18 éditions du tournoi, les têtes de série sont plutôt performantes avec 66% de présence en demi-finale. Il y a eu au moins 3 têtes de série en demi-finale lors de 13 éditions sur 18. Donc c'est logique de les retrouver en finale quasiment à chaque édition.

Voici le bilan des têtes de série depuis 2003 à Metz :

– 61% ont gagné au 1er tour

– 72% ont gagné au 2ème tour

– 75% ont atteint la finale

– 15 titres sur 18 possibles ont été attribués à une tête de série