ATP / Monte-Carlo : Dimitrov peut-il stopper Hurkacz ?

On a tendance à l’oublier, mais Grigor Dimitrov a toutes les armes pour briller sur terre. Certes, il est parvenu à se hisser en demie dans 3 Majeurs sur 4, tous sauf Roland Garros (un seul huitième de finale). Mais il a déjà performé dans certains autres grands tournois : une demie à Rome en 2014 et un autre dernier carré… à Monte-Carlo en 2018, seulement dominé par Rafael Nadal. Le Bulgare a également remporté un titre sur la surface ocre (Bucarest 2014) et disputé une finale supplémentaire (Istanbul 2016). 

Dans le jeu, son jeu de jambes, son sens de la glissade et sa variété en revers (tantôt enveloppé, tantôt slicé) sont autant d’arguments pour s’offrir quelques concurrents de choix. La preuve, cette semaine avec Nikoloz Basilashvili, Dusan Lajovic mais surtout Casper Ruud, grand expert de la surface rouge-orangé, tous passés à la trappe. Face au Norvégien, Dimitrov a impressionné par sa capacité à passer du mode défense au mode attaque. Résultat, une solide victoire, avec deux petites balles de break concédées et une efficacité monstrueuse derrière sa première balle (2 points perdus, soit 93% de réussite).

Même si l’ancien vainqueur du Masters nous a habitué à décevoir, de par son inconstance, il y a vraiment de quoi croire en ses chances pour ce qui est de son quart de finale à venir contre Hubert Hurkacz. Bien sûr, il ne faudra pas prendre le Polonais à la légère. D’abord parce que depuis le début de la semaine, il est presque injouable sur son service : 34 aces en 3 rencontres, 80% des points gagnés derrière sa première, 70% après sa seconde. Ensuite, le 14ème mondial vient de battre pour la première fois de sa carrière un vrai grand spécialiste de terre battue, en la personne d’Albert Ramos-Vinolas (7-6, 6-2). Un succès acquis grâce à des points joués via une filière courte, qui a de quoi lui donner le plein de confiance. 

En revanche, n’imaginons pas non plus que le Polonais a gommé toutes ses difficultés sur ocre. C’est sûr, « Hubi » n’a pas encore totalement intégré l’indispensable glisse à la bonne pratique du tennis sur la surface rouge-orangée. Niveau résultat, il a tout juste remporté un tiers de ses matchs en carrière sur terre. Et dans les grands tournois, avant ce quart à Monaco, il affichait seulement deux petits huitièmes de finale à Madrid et Rome, pour beaucoup d’éliminations prématurées, notamment à Roland Garros (il reste sur 3 défaites d’entrée). Enfin, Hubert Hurkacz n’a remporté que 4 de ses 11 derniers matchs dans cet environnement face aux membres du TOP 50. C’est une réalité, si Dimitrov parvient à bien relancer et emmener le Polonais dans des filières un peu longues, le Bulgare possède de vraies chances de s’imposer, comme il l’avait d’ailleurs fait lors de leur première confrontation à Indian Wells l’année dernière. 

Un prono vaut mille mots

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