ATP / Munich : Basilashvili, Deutsche Qualität !

Le passage du dur à l’ocre n’est pas forcément évident. Et le retour sur terre, donc, parfois un peu douloureux. Voici peut-être l’une des hypothèses qui expliquent la relative méforme actuelle de Miomir Kecmanovic. Quand on a l’habitude de contrer sur une surface plus rapide, et qu’on commence aussi à savoir gagner des points en frappant plus fort dans la balle, il devient plus délicat d’accepter d’être patient afin de terminer les échanges. Or, c’est exactement ce qu’exige comme qualité le sable rouge-orangé. Ainsi, après deux superbes quarts aux Masters 1000 d’Indian Wells et Miami, on a pu voir le Serbe connaître quelques difficultés à trouver ses marques, à Belgrade puis actuellement à Munich. Le N°38 mondial enchaîne encore les victoires, mais il a du mal à être dominateur derrière ses secondes balles de service (moins de 50%), concédant alors un peu trop de balles de break (10 au total lors de ses deux premiers tours face aux Allemands Max Hans Rehberg et Daniel Altmaier). Jusqu’à quel point Kecmanovic va t-il se accepter de moins bien jouer sans trop se frustrer ? C’est une question qu’on peut légitimement se poser. 

Largement favori à l’approche de son duel qui va l’opposer à Nikoloz Basilashvili, le Serbe devra néanmoins se méfier. On le sait, avec le Géorgien, on peut s’attendre à tout, au meilleur comme au pire. C’est factuel, après son revers d’entrée à Barcelone contre Jaume Munar, il a tout simplement enchaîné sa sixième défaite consécutive et sa douzième au total en 2022 (pour 3 petits succès).

Depuis, il a enfin gagné un match, en terre bavaroise, mais non sans mal (3-6, 6-2, 6-4) contre Ilya Ivashka. Est-ce le début d’un petit « réveil », étant donnée sa puissance de frappe, capable d’écraser ses adversaires, même sur une terre humide ? Même si c’est précisément impossible à prévoir, tant le bonhomme est aléatoire, certains éléments plaident en faveur d’un retour en grâce du 20ème mondial cette semaine à Munich.

D’abord, « Basil » a pris pour habitude de bien jouer dans les mêmes tournois. Ainsi, il a réalisé le doublé à Hambourg (2018 et 2019). À Doha, il a remporté le trophée en 2021 avant de se hisser jusqu’en finale en 2022. Ensuite, et c’est encore plus fort, le Géorgien est toujours en forme lorsqu’il s’agit de jouer en Allemagne. Au total, 3 titres et un bilan flatteur de 23 succès sur ses 30 derniers matchs, soit 76% de victoires, à Hambourg, Munich, Stuttgart et Halle confondus. De quoi imaginer une vraie opportunité pour Basilashvili de venir surprendre Kecmanovic. 

Un prono vaut mille mots

Fond floutté Fond floutté