ATP / Rome : Schwartzman dans la gueule du loup ?

Nombreux sont les loups qui errent dans les Pays des Balkans. La Serbie ne fait pas exception et à observer le début de saison féroce de Miomir Kecmanovic, ce dernier a manifestement réussi à rejoindre la meute des meilleurs tennismen de la planète emmenée par son compatriote, Novak Djokovic. Son bilan actuel, 23 victoires pour 9 défaites. Tout-terrain, il a performé sur dur extérieur (huitièmes de finale à l’Open d’Australie, quarts à Indian Wells et Miami) et sur terre battue (demie à Munich, quarts à Rio, Santiago et Belgrade). Sur ses dents, on peut encore apercevoir les traces du sang de 7 membres du TOP 30, dont deux TOP 10.

En Floride, il n’a cédé qu’au tie-break de l’ultime set contre Carlos Alcaraz, futur vainqueur de l’épreuve, et à Madrid, il a fait jeu égal avec Rafael Nadal durant la seconde manche (1-6, 6-7). Les clés du succès ? Des intentions plus offensives, un service plus puissant, une solidité côté coup droit comme côté revers et un nouvel œil, celui du tueur. Peut-être l’apport de son coach avec lequel il collabore depuis un an, David Nalbandian. Et si l’ancien l’ancien numéro 3 mondial jouait un mauvais tour à l’un de ses compatriotes ?

 

Pas évident sur le papier, l’éventualité de voir Kecmanovic prendre le dessus sur Diego Schwartzman est bien réelle. Bien sûr, le petit argentin pourra s’appuyer sur leurs deux premières confrontations, enlevées haut la main (Roland Garros 2020 et Buenos Aires 2021, 8 jeux remportés seulement par le Serbe en 5 manches). Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément. On l’a dit, le néo-31ème mondial n’est plus le même joueur. De l’autre côté du filet, c’est la même chose, mais dans le sens contraire.

Aujourd’hui, l’ancien finaliste (2020) et demi-finaliste (2019) du Masters 1000 de Rome ne parvient plus à tenir avec vigueur son rang de 15ème à l’ATP. Certes, on l’a vu en finale à Buenos Aires et Rio, en demie à Barcelone et en quarts à Monte-Carlo. Mais face aux tous meilleurs, il flanche. Comme il y a quelques jours dans la Caja Magica, humilié par Grigor Dimitrov (0-6, 3-6). Après Alcaraz, Ruud, Tsitsipas et Carreno-Busta… Or Kecmanovic n’est plus très loin de ce niveau là. Dans le jeu, les balles de Schwartzman ne créent pas assez de dégâts. Et comme son service ne fait pas de différences… Dans des conditions plus lentes que dans la capitale espagnole, il se sentira forcément plus à son avantage à Rome. Mais rien ne dit qu’il réussira à assumer son statut de favori.

         

Un prono vaut mille mots

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