ATP / Andy Murray : « Djokovic est imbattable en Australie »

Alors qu’il déclarait il y a quelques jours, vouloir « revivre une épopée en Grand Chelem jusqu’en quart ou en demie », Andy Murray a entamé sa préparation du côté d’Abu Dhabi de manière encourageante en battant Rafael Nadal (6-3, 7-5) et en vendant chèrement sa peau en finale contre Andrey Rublev (6-3, 7-6). Il aura un premier rendez-vous avec un Majeur dans quelques semaines à Melbourne, tournoi où il a été finaliste à cinq reprises. Et lorsqu’on lui parle de l’Open D’Australie, un nom lui vient immédiatement en tête : celui de Novak Djokovic.

« Quand on parle de Djokovic, la première chose qui me vient à l’esprit, c'est l’Australie. Il est intouchable là-bas. C’est quasiment impossible de le battre. Le nombre de titres qu’il a ici est tout bonnement impressionnant. Et puis il est difficile à jouer sur toutes les surfaces, il arrive à s’adapter à chacune d’entre elles, il est très complet. »

L’Écossais a en d’ailleurs souvent fait les frais puisqu’il s’est incliné quatre fois contre le Serbe en finale à Melbourne (2011, 2013, 2015, 2016). Heureusement, il a eu plus de réussite sur gazon face à Nole. Bien que, pour lui, le patron de la surface se nomme Roger Federer.

« J’ai battu Novak deux fois sur gazon, donc je pense que c’est sur cette surface que j’ai le plus de chance contre lui. Mais d’un autre côté, contre Federer, je me suis incliné à plusieurs reprises dans des matchs importants donc je dirai que c’est face à lui que j'ai le plus de mal à Wimbledon. »

Djokovic sur dur, Federer sur gazon, vous sentez venir la suite. Pour évoquer la difficulté de faire face à Rafael Nadal sur terre battue, Andy Murray ne mâche pas ses mots. Pourtant, il peut tout de même se targuer d’avoir remporté 2 des 3 derniers matchs (en finale du Masters de Madrid en 2015 et en demie en 2016) face à l’Espagnol sur terre.

« J’ai parlé des caractéristiques de Nole et Roger, mais quand il s’agit de terre battue, il n’y a aucun doute sur le fait qu’avoir Nadal en face de soi et la pire chose qu’il puisse arriver. C’est peut-être même la chose la plus difficile dans le monde du sport de le battre sur une surface lente, surtout à Paris. C’est complètement différent de le jouer sur une autre surface. Je ne dis pas que c’est facile, mais c’est beaucoup plus simple de le battre ailleurs que sur terre, où il est presque invincible. »