Denis Shapovalov : « Vous êtes tous corrompus ! »

Denis Shapovalov a tenu des propos très forts durant son quart de finale contre Rafael Nadal. Après la perte du premier set, le Canadien, frustré, s'en est pris à l'arbitre Carlos Bernardes, trop passif sur le temps pris par l'Espagnol entre les points : « Vous avez démarré le chronomètre il y a longtemps et il n'est toujours pas prêt à jouer. Vous devez lui mettre un avertissement ! Vous êtes tous corrompus, vous êtes tous corrompus ! »

Le Canadien prêt à servir, ne comprend pas pourquoi l'Espagnol n'est pas encore en position de recevoir : « Il prend tellement de temps, j'étais prêt à servir. »

Quelques jeux plus tard, le Canadien interpelle à nouveau l'arbitre. Mais ce dernier lui fait remarquer qu'il reste 7 secondes au chronomètre, provoquant encore une nouvelle réaction d'agacement du Canadien et surtout une rencontre des deux joueurs au filet afin de clarifier la situation. Rafael Nadal gardera son calme.

A la fin du match, le Canadien s'excusera pour ses propos tout en justifiant ses reproches à l'Espagnol : « Je me suis mal exprimé quand j'ai dit qu'il était corrompu. C'est certainement sur le coup d'émotion mais je pense que c'est injuste à quel point Rafa s'en tire. Je suis complètement prêt à jouer et l'horloge fait tic-tac 3, 2, 1, clique vers zéro, et je regarde l'arbitre et évidemment je vais parler et dire quelque chose. Je suis prêt à jouer depuis une minute et demie, et il me dit qu'il ne va pas lui donner une violation du code parce que je ne suis pas prêt à jouer. Pour moi, c'est une grosse blague. »

Des propos qui ont forcément fait réagir. Notamment l'entraîneur Brad Stine : « Ces commentaires sont vraiment hors de propos, à mon avis, assez inapproprié ». « Je pense que c'est un peu immature de sa part de dire ça … Je ne pense pas qu'il devrait utiliser un langage comme ça, », a déclaré John Fitzgerald, ancien joueur australien et commentateur pour la télévision.

Même si le débat est légitime, on peut toutefois faire deux reproches au Canadien. D'abord, la virulence de ses propos mais aussi son incapacité à gérer émotionnellement cette situation. Cet excès de précipitation à vouloir servir lui a finalement coûté cher dans la 5ème manche où il s'est fait breaker d'entrée sans prendre le temps de poser son jeu. Certainement, agacé par la pause de 7 minutes prise par l'Espagnol à la fin de la 4ème manche. Voilà un axe de travail pour continuer à progresser.