Open d’Australie (F) : Cornet, le quart de sa vie !

On peut vivre des premières à tout âge. À 32 ans (depuis le 22 janvier), Alizé Cornet rattrape le temps. La voici prête à disputer un quart de finale inaugural en Grand Chelem, après 5 échecs en huitièmes de finale et au bout de son 63ème Majeur en carrière. « Pourquoi ne pas aller au bout ?, a t-elle lâché après son incroyable succès contre Simona Halep, la deuxième ancienne numéro un mondiale inscrite dans son tableau de chasse après Garbiñe Muguruza. Je me sens super solide dans la tronche. Je me sens bien aussi physiquement, je récupère bien et je me déplace pas mal sur le court. Depuis le début du tournoi, j’ai testé une technique : avant de dormir, je me dis que je vais gagner le titre ! Un peu d’auto-conviction positive, ça ne peut pas faire de mal. Pourquoi pas moi finalement ? Si je ne suis pas la première à y croire, personne n’y croira pour moi ». 

La Française, 61ème mondial, est une immense combattante. Elle l’a encore prouvé en s’accrochant, même après des moments difficiles face à la championne roumaine (Cornet menait 6-4, 3-1, avant de perdre 6 jeux de rang) ou encore contre Tamara Zidansek au troisième tour (la Slovène était devant à 6-4, 4-1, avant de se faire rejoindre puis dépasser par la tricolore). Dans le jeu, la Niçoise parvient à alterner les temps consacrés à l’attaque et ceux à la défense. Et le tout, sans surjouer. Peut-être parce qu’Alizé Cornet vit le moment présent avec de la fraîcheur, mais aussi le recul d’une joueuse qui fréquente le circuit professionnel depuis maintenant 18 ans. Un peu plus jeune (28 ans) mais mieux classé (N°30), Danielle Collins a salué la longévité de la tricolore sur le circuit : « Même si nous sommes toutes les deux concurrentes, nous pouvons apprécier la force et la ténacité de l’autre. Alizé est une personne incroyable pour notre sport. Son travail acharné se reflète à chaque fois dans son jeu. » L’Américaine répondait notamment aux propos de la N°1 française qui avait salué son « intensité » sur le court.

En matière de combativité, il est vrai que la Floridienne fait jeu égal avec Alizé Cornet. Au troisième tour, elle a su redresser la barre après avoir été distancé 6-4, 4-2 par la Danoise Clara Tauson, avant de remporter un gros combat de près de 3 heures de jeu en huitièmes de finale face à la Belge Élise Mertens (4-6, 6-4, 6-4). « Pour réussir dans ces grands tournois, tu dois parfois traverser des tempêtes. Parfois, tu joues bien. Parfois, tu perds ton rythme. Parfois, tu dois faire avec quelques douleurs. J’essaie juste de faire du mieux possible. Je m’inspire notamment des surfeurs, de la manière dont ils montent sur leur planche en gérant tous les éléments extérieurs. Ça m’aide beaucoup mentalement ». Contrairement à la Française, la N°5 américaine a déjà connu l’enjeu des quarts de finale d’un Grand Chelem. C’est le troisième de sa carrière, une étape qu’elle a déjà franchie, puisqu’elle a déjà atteint le dernier carré à l’Open d’Australie en 2019. Dans les Majeurs, en général, elle parvient à tenir son rang et ne cède que face aux toutes meilleures joueuses. Une nouvelle preuve de sa solidité.  

La stat à retenir

En 17 Grand Chelem (en comptant l’Open d’Australie en cours), Danielle Collins n’a perdu que deux fois contre des joueuses classées en dehors du TOP 40

Qui va prendre le dessus ? La réponse est loin d’être évidente. Leur manière de jouer, plutôt en contrôle et en contre qu’en puissance, ainsi que leur abnégation face à l’adversité laissent penser que la rencontre sera très accrochée. Une chose est plus certaine en revanche, même si Collins a été plus performante que Cornet ses derniers mois - la Floridienne présente un bilan de 30 victoires pour 7 défaites depuis juillet dernier -, l’écart de cotes entre les deux joueuses semblent bien trop conséquent (1,40 pour l’Américaine, 3,30 pour la Française). Les conditions orageuses (35 degrés, 44 ressenti, 90% d’humidité) devraient avoir un rôle. Laquelle des deux se sentira le mieux sur le plan physique ? Qui va le mieux gérer psychologiquement la pression d’un quart de finale dans un Majeur ? Bien sûr, on souhaite à Alizé Cornet de connaître un destin à la Flavia Pennetta, qui à 33 ans remportait son seul et unique Grand Chelem lors de l’US Open 2015, avant de prendre sa retraite.                      

Un prono vaut mille mots

WTA - Open d'Australie Par AB Tennis
Collins vs Cornet

plus de 10,5 jeux Cornet
Perdu

Cote 1.83 ZEbet

Mise BK 0.75%

le 25/01