TBN Awards 2021 : Alcaraz, meilleur jeune de la saison

Silence, ça pousse ! Après Tsitsipas en 2019 et Sinner en 2020, c'est Carlos Alcaraz qui a crevé l'écran cette saison et remporte le trophée du meilleur jeune. Mais le débat est ouvert puisque l'Italien est le mieux classé parmi les moins de 22 ans. Tour d'horizon des meilleurs jeunes du circuit et des espoirs à surveiller en 2022.

Trophée TBN Award de la révélation de la saison

Trophée TBN Award du flop de la saison

 

Il a explosé : Carlos Alcaraz

Il n’a que 18 ans et demi et fait pourtant partie des favoris pour devenir un jour numéro un mondial. Ultra précoce, Carlos Alcaraz a remporté son premier match en Challenger à 15 ans (Alicante), puis sur le circuit principal à 16 ans (Rio). En 2020, il devient le 5ème joueur de l’histoire à glaner 3 titres en Challenger avant sa majorité - après Richard Gasquet, Juan-Martin Del Potro, Novak Djokovic et Felix Auger-Aliassime. Cette saison, il sort des qualifications à l’Open d’Australie, avant de marquer les esprits sur terre battue : un trophée (Umag) et une demie (Marbella) en ATP 250, un autre titre (Oeiras) en Challenger et un troisième tour à Roland Garros. Il confirme son exceptionnel potentiel sur dur, extérieur et intérieur, en se hissant en quart à l’US Open, en demie à Vienne et Winston-Salem et en huitième de finale à Paris-Bercy. Plus jeune joueur du Masters Next Gen, la pépite de Murcie terrasse tous ses concurrents - 15 manches gagnées, une seule concédée - pour s’octroyer la couronne. Lors des trois derniers mois compétition, l’Espagnol domine trois membres du TOP 10 (Stefanos Tsitsipas, Matteo Berrettini, Jannik Sinner), deux TOP 30 (Cameron Norrie et Daniel Evans) et un ancien N°1 mondial et triple vainqueur en Grand Chelem (Andy Murray). Tout juste parmi les 150 premiers du classement mondial au début de l’année, il achève la saison au 32ème rang - et N°21 à la Race -, de quoi lui garantir un statut de tête de série à l’Open d’Australie. Déjà hyper complet, offensif, puissant et doté d’un sang-froid exceptionnel, le protégé de Juan-Carlos Ferrero ne semble pas avoir de limites. Sa progression est telle qu’on se demande s’il terminera l’année 2022 dans le TOP 20, le TOP 10… ou le TOP 5 !  

 

Il a gouverné : Jannik Sinner

C’est le meilleur jeune du circuit… au classement ! Par « jeune », on parle des moins de 22 ans, ceux qui était susceptibles de participer au Masters Next Gen de Milan. Numéro un de la catégorie, Jannik Sinner ne s’y est pas rendu. Tout simplement parce qu’il vaut déjà mieux. À une marche de la 8ème et dernière place qualificative pour le Tournoi des Maîtres - le vrai -, l’Italien a préféré aller à Turin en tant que remplaçant, heureux de côtoyer le gratin du tennis mondial, et attendant son heure, au cas où… Bien lui en a pris puisqu’après la blessure aux abdominaux de son compatriote, Matteo Berrettini, il a eu la chance, l’honneur et le plaisir d’entrer dans l’arène. Sans peur mais avec autorité et ardeur, le natif de San Candido, pas du tout candide, a étrillé son copain Hubert Hurkacz et enlever une manche à Daniil Medvedev. Pas suffisant pour accéder au dernier carré mais assez pour enchanter le public transalpin. Ce Masters, ainsi que sa place de N°10 mondial après avoir démarré l’exercice au 36ème rang, c’est le résultat d’une année quasi pleine. On l’avait deviné dès la saison précédente, après son quart à Roland Garros durant lequel il avait tenu deux sets devant l’ogre Rafael Nadal, Sinner possède un sang-froid extraordinaire et un talent immense pour balancer des parpaings à tout bout de champ. D’ailleurs, il a débuté l’année 2021 comme il avait terminé 2020, par un titre (Sofia, puis Melbourne). Suivent un quart à Marseille, un autre à Dubaï et surtout une finale en Masters 1000, à Miami. Le dur, il en fait son affaire. Le retour sur terre est plus laborieux, à part à Barcelone (demie). Il passe également à côté sur gazon, mais retrouve des couleurs sur greenset pour enchaîner un trophée à Washington, un huitième de finale à l’US Open, un titre à Sofia et Anvers et une demie à Vienne, ouf ! Avec 5 coupes et 6 scalps de TOP 10 sur sa cheminée à seulement 20 ans, le voici prêt à gravir de nouveaux sommets en 2022.

 

Il a confirmé : Sebastian Korda

Au moment de la reprise du circuit, après plus de cinq mois de pause forcée en raison de l’arrivée du coronavirus sur la planète, il avait marqué les esprits de quelques observateurs. Un huitième de finale pour son premier Roland Garros après s’être extirpé des qualifications et un trophée inaugural en Challenger sur la moquette allemande d’Eckental venaient corroborer tout le bien qu’on pensait du fils de Petr depuis son sacre à l’Open d’Australie junior en 2018. Joueur complet et agressif, le jeune américain marche sur les pas de son père tchèque, victorieux 20 plus tôt à Melbourne du Grand Chelem senior. Classé à la 119ème place début janvier, il commence l’année 2021 de la plus belle des manières. Première finale sur le circuit principal à Delray Beach - en dominant au passage John Isner et Cameron Norrie - et entrée dans le TOP 100 après son succès au Challenger de Quimper. A 20 ans, il enchaîne un quart en Masters 1000 (Miami) et un premier trophée dans l’élite (Parme). Adroit, il sait jouer sur dur, terre et même sur gazon, où il se hisse en quart à Halle et en huitième de finale à Wimbledon. La fin de saison est plus compliquée, la faute notamment à une intoxication alimentaire et une blessure au dos. Il s’offre néanmoins une jolie finale au Masters Next Gen, se montrant supérieur à tous ses adversaires, sauf à Carlos Alcaraz. Le Floridien boucle la saison au 41ème rang, soit un grand bond de 78 places, et ce n’est sans doute qu’un début.          

 

Ils se sont révélés : Jenson Brooksby, Brandon Nakashima, Holger Rune

Bien sûr, les lecteurs assidus à Tennis Break News avaient déjà entendu parlé d’eux dans nos portraits des jeunes espoirs à suivre. Mais en 2021, ils se sont fait un nom, et ce auprès d’une audience plus élargie. C’est encore plus vrai pour les deux jeunes américains, qui ont brillé dans des tournois importants. Celui qui a le plus marqué les esprits s’appelle Jenson Brooksby. À Flushing Meadows, devant des fans qui attendent avec impatience la relève US, le yankee s’est hissé jusqu’en huitième de finale, se débarrassant de Taylor Fritz et d’Aslan Karatsev, et faisant trembler Novak Djokovic pendant une manche. Avec son style atypique, ses slices de revers à deux mains et ses coups de bluff symbolisés par des montées à contre-temps, le Californien détonne sur le circuit. À la fois agressif et disposant d’une excellente couverture de terrain, il s’était déjà illustré quelques semaines plus tôt aux Etats-Unis, atteignant la finale de Newport et le dernier carré à Washington. La continuité d’un début d’exercice parfaitement commencé avec 3 titres et une finale en Challenger. Il achève la saison sur une nouvelle demie, à Anvers. Un chemin parcouru ahurissant qui l’a vu glaner 258 places au classement sur l’ensemble de l’année (N°314 à N°56). Un joueur à suivre, sans doute promis à un bel avenir, d’autant qu’il n’a que 21 ans. 

 

Son compatriote, Brandon Nakashima, a lui aussi enchanté et redonné espoir au public américain durant la récente période estivale. Coup sur coup, il a atteint ses deux premières finales sur le circuit principal, à Los Cabos et Atlanta. Puissant, précis, solide du fond, il a fait tomber John Isner et Milos Raonic. Né d’un père d’origine japonaise et d’une mère vietnamienne, il effectue ses débuts dans l’élite à Delray Beach en 2020 et atteint les quarts de finale à seulement 18 ans, après avoir notamment battu Cameron Norrie. C’est sur dur, intérieur et extérieur, qu’il exprime le mieux ses qualités. Le Californien a déjà glané 3 Challengers dans ces conditions de jeu, Orlando (2020), Quimper et Brest (2021). Ancien pensionnaire de l’Université de Virginie, il avait été sacré au Masters Junior de Chengdu en 2018 et avait rejoint la finale du championnat US des moins de 18 ans, seulement battu par… Jenson Brooksby. L’année suivante, il avait atteint le dernier carré de l’US Open de la catégorie. À 20 ans seulement, le voici 68ème à l’ATP, après avoir démarré la saison au 170ème rang. Il ne lui reste plus qu’à performer dans les Grands Chelems et les Masters 1000 pour grimper encore davantage.

 

À l’étage inférieure, ce qui ne présage rien de son futur, surtout vu son âge (18 ans), Holger Rune a réalisé une saison tout simplement extraordinaire. Phénomène de précocité, le Danois est programmé pour signer une grand carrière. Puissant et déterminé, il s’entraîne au sein de l’Académie Mouratoglou depuis ses 13 ans. En 2019, à seulement 16 ans, il remporte Roland Garros et le Masters Junior. Pour sa première saison sur le circuit professionnel, il réalise une année pleine et ahurissante sur le plan comptable avec pas moins de… 72 victoires ! Au passage, le natif de Gentofte glane 4 trophées en Challenger à l’âge de sa majorité, devenant le deuxième joueur le plus jeune de histoire à réussir cette performance en une seule saison, après Richard Gasquet en 2003, alors âgé de 17 ans. Victorieux sur terre à Biella, San Marin et Vérone, et sur dur intérieur à Bergame, Rune apprécie l’Italie, mais montre surtout qu’il peut s’adapter à tous les environnements. Sur le circuit principal, il se hisse en quart (à Santiago) dès son deuxième grand tableau en carrière. Puis, à l’US Open, il sort des qualifications et parvient à prendre une manche à Novak Djokovic au premier tour. Enfin à Metz, il rejoint encore les quarts, s’offrant notamment le N°24 mondial, Lorenzo Sonego. Son monstrueux bond au classement (N°474 à N°104, soit 370 places - il termine N°67 à la Race) illustre à quel point il faudra sans doute compter sur lui dès la saison prochaine.  

 

Ils ont brillé le temps d’un ou deux tournois : Juan-Manuel Cerundolo et Dominic Stricker

C’était à la fin du mois de février. Personne ou presque ne le connaissait. Son frère, Francisco, de 4 ans son aîné, s’était lui déjà fait un prénom, fort de ses 3 trophées en Challenger en 2020 et d’un classement honorable (aux alentours de la 150ème place) au début de la saison 2021. Mieux que son cadet, Juan-Manuel Cerundolo, 341ème et qui n’avait joué qu’une demie en Challenger dans sa toute jeune carrière. Nous sommes donc à Cordoba, dans son pays, et le natif de Buenos Aires s’apprête à disputer son tout premier tournoi sur le circuit principal. Dix jours et huit victoires plus tard, devant un public survolté, le voici victorieux de cette épreuve ATP 250, un exploit pas réalisé depuis 2004 (Santiago Ventura), après s’être extirpé des qualifications et avoir dominé dans le grand tableau Miomir Kecmanovic, Thiago Monteiro, Federico Coria et Albert Ramos-Vinolas en finale. Spécialiste de terre battue, il enchaîne avec 3 titres (Rome, Como et Banja Luka) et 2 finales supplémentaires (Meerbusch et Lima) en Challenger. Il intègre le TOP 100 au mois d’octobre et se qualifie pour le Masters Next Gen. Au total, il aura remporté 53 matchs en 2021, achevant la saison au 90ème rang. Pas mal pour celui qui vient tout juste de fêter ses 20 ans.

 

Peut-être, un jour, le sage et fidèle public de Wimbledon s’émerveillera devant les exploits d’un nouveau prodige suisse et chantera en choeur : « Stricker is a striker ! » On n’en est pas encore là, mais en attendant, c’est bien sur gazon que l’Helvète, alors âgé de 18 ans, a réalisé l’une des deux premières sensations de sa jeune carrière. La scène se passe au début du mois de juin en Allemagne, à Stuttgart, à seulement 300 kilomètres de son canton de Berne natal. Cette semaine là, Dominic Stricker transforme sa wildcard en or en franchissant deux tours, dominant à chaque fois sur le même score (7-6, 7-6) Radu Albot (N°89) et surtout Hubert Hurkacz (N°20). S’il échoue en quart de finale contre Sam Querrey, en 3 sets serrés, la performance est remarquable puisque le Suisse ne figure même pas parmi les 300 meilleurs joueurs du monde. Il faut dire que le teenager n’en était pas à son coup d’essai. En effet, même pas un mois avant, Stricker avait déjà surpris deux membres du TOP 100, Marin Cilic (N°46) et Marton Fucsovics (N°44), sur la terre battue genevoise. Un premier quart de finale en carrière sur le circuit principal, suite à la fois logique et inattendue d’une entame de saison déjà marquée par un trophée en Challenger (Lugano), cette fois-ci sur dur intérieur. Précoce, puissant, presque facile par moments, le vainqueur de Roland Garros junior en 2020 - en simple et en double - a tout pour devenir la nouvelle coqueluche du tennis suisse. En tout cas, à 19 ans, le voici à la 242ème place du classement, après avoir démarré l’année au 1173ème rang, soit un bond gigantesque et inimaginable : « Shocking ! »            

  

On espérait un petit peu mieux : Felix Auger-Aliassime et Lorenzo Musetti

Il est toujours bon d’être exigeant. Felix Auger-Aliassime, gros travailleur et qui a la tête sur les épaules, ne nous démentira pas. Oui, ce que le jeune canadien a réalisé à seulement 21 ans est déjà merveilleux. On pense ici à ses 8 finales sur le circuit principal, trois en 2019, le même nombre en 2020 et deux en 2021. Mais l’élève de Frédéric Fontang, rejoint cette année sur le banc par Toni Nadal, a tellement été fort et précoce lors de ses premières années raquette en main, qu’on l’attendait peut-être encore un plus haut à la fin de cette saison. Pour rappel, le Québécois était devenu en février 2019 le premier joueur né dans les années 2000 à intégrer le TOP 100. C’était 3 années après avoir atteint la finale de Roland Garros et remporté l’US Open dans la catégorie junior. Aujourd’hui, le voici au 11ème rang du classement mondial, déjà un sacré accomplissement, après s’être immiscé parmi les 10 meilleurs durant quelques jours. C’est aussi dix places de plus qu’en début d’année (N°21), le fruit d’une nouvelle progression pour « F2A », à savoir performer dans les tournois du Grand Chelem. En effet, après un quart à Wimbledon, s’offrant le scalp d’Alexander Zverev (N°6), il a récidivé et fait même encore mieux en rejoignant le dernier carré à l’US Open. Le bémol principal : toujours pas de titre dans l’élite. Et une fâcheuse tendance à se perdre dans des trous d’air interminables durant certaines rencontres, l’empêchant d’être solide et régulier tout au long d’une saison.

 

Ce serait mentir que de dire que Lorenzo Musetti n’a pas progressé en 2021. Il suffit d’ailleurs d’observer le classement pour le constater : 129ème en début d’année, 59ème en fin d’exercice, soit 70 places de mieux. Cela dit, le jeune italien de 19 ans est tellement élégant et plaisant à voir jouer, notamment grâce à son merveilleux revers à une main, qu’on espérait le voir franchir un petit palier supplémentaire. Néanmoins, il n’a pas à rougir de sa saison. Mais d’abord, effectuons un rapide come-back pour présenter le personnage. Fait d’arme inaugural, il se révèle en remportant l’Open d’Australie junior en 2019, après avoir chuté en finale de l’US Open l’année précédente. Ancien numéro un mondial de la catégorie, le Toscan gagne ensuite sa première victoire dans l’élite au Masters 1000 de Rome en 2020, en dominant le triple vainqueur en Grand Chelem, Stanislas Wawrinka. Dans la foulée, il s’adjuge son premier Challenger à Forli, et se hisse en demie de l’Open de Sardaigne (ATP 250), toujours sur sa surface de prédilection, la terre battue. Cette saison, il démarre avec deux finales en Challenger (Antalya sur terre, Biella sur dur intérieur), avant de réaliser un grand coup dans l’épreuve ATP 500 d’Acapulco. Sur le dur mexicain, il sort des qualifications pour finalement atteindre le dernier carré, après s’être débarrassé de Diego Schwartzman, Frances Tiafoe et Grigor Dimitrov. Sur terre, il va en quart à Cagliari, en demie à Lyon, avant de rejoindre les huitièmes de finale à Roland Garros, où il s’incline sur abandon après avoir mené deux manches à rien face à Novak Djokovic (6-7, 6-7, 6-1, 6-0, 4-0), futur vainqueur du Majeur de la Porte d’Auteuil. Un très joli parcours dans un Grand Chelem qui ne sera pas suivi d’effet : après Paris, l’Italien n’a gagné que 5 matchs sur 18. Devenir plus constant, plus costaud, voici la mission principale de Musetti en 2022. Pour le reste, le talent est déjà là. L’élégance aussi.  

 

Ils sont à surveiller en 2022 : Jiri Lehecka, Tomas Machac, Flavio Cobolli, Thiago Agustin Tirante

Tous les 4 ont terminé la saison aux portes du Masters Next Gen. En 2022, ils devraient continuer à progresser et peut-être emprunter le chemin du TOP 100. Commençons par les deux joueurs les mieux classés. Ils sont tous les deux tchèques, respectivement 140 et 143ème à l’ATP. À 20 ans, Jiri Lehecka n’a pas encore tâter le circuit principal, mais il a multiplié les performances à l’étage inférieur. En 2021, il a remporté 2 Future et disputé une finale supplémentaire dans la catégorie, mais aussi glané 2 trophées en Challenger, joué 2 finales et une demie dans l’équivalent de la deuxième division du tennis. Preuve de son potentiel, il a dominé en fin d’année Gilles Simon et Holger Rune à Pau. Enfin, le natif de Mlada Boleslav a réussi à prendre une manche à Cameron Norrie il y a quelques jours lors de la phase finale de la Coupe Davis. Son compatriote - et coéquipier - a fait encore mieux. En effet, Tomas Machac s’est payé le luxe de remporter ses deux rencontres dans la compétition par équipe, contre un TOP 100 (Richard Gasquet) et même un TOP 30 (Daniel Evans). Et ce, à chaque fois en deux sets secs. À 21 ans, il confirme ce qu’on avait entrevu en 2020 - il était sorti des qualifications à Roland Garros et avait remporté 2 épreuves Challenger - et durant la première moitié de la saison 2021 - 4 victoires consécutives, qualifications comprises, à l’Open d’Australie et une manche enlevée à Matteo Berrettini, un nouveau trophée et une autre finale en Challenger en éliminant de solides joueurs (Henri Laaksonen, Mackenzie MacDonald, Prajnesh Gunneswaran, Botic van de Zandschulp) et son premier TOP 100 (Soonwoo Kwon), et un succès aux JO de Tokyo contre Joao Sousa.

 

Un peu plus loin au classement (N°208), mais plus jeune aussi (19 ans), Flavio Cobolli s’inscrit dans la continuité de la montée en puissance du tennis italien. Derrière Matteo Berrettini, Jannik Sinner et Lorenzo Musetti, le Florentin espère emboîter le pas. Vainqueur l’année dernière de Roland Garros junior en double avec un certain… Dominic Stricker, il s’offre son premier tournoi Futures cette saison, ainsi que deux finales en Challenger. Surtout, il ouvre son compteur sur le circuit principal à Parme, en dominant Marcos Giron (N°82), avant de céder in extremis au tour suivant face à Jan-Lennard Struff. Un exercice 2021 fourni et parfaitement réussi lui permettant d’effectuer un bond de plus de 650 places. Enfin, moins impressionnant dans la progression (N°384 à N°235), Thiago Agustin Tirante n’en a pas moins réalisé une saison pleine. Ancien N°1 mondial junior en simple et lui aussi victorieux du double à Roland Garros dans la catégorie en 2019, l’Argentin de 20 ans est parvenu à empocher son premier trophée en Challenger en 2021, après deux premiers échecs en finale. Bien sûr, c’est sur terre battue qu’il exprime le mieux ses qualités, de quoi réussir à enlever une manche à Facundo Bagnis (N°130) et Dominik Koepfer (N°71) à Cordoba et Buenos Aires, deux tournois ATP 250. Pour lui, 2022 devrait être l’occasion de remporter ses premiers matchs sur le circuit principal.